Du coin de mon cœur, j’entends quelques échos,
C’est sûrement celui de l’étage d’en haut.
Il a l’habitude de s’agiter pour une poussière,
S’il savait combien elles sont éphémères…
Du coin de mon cœur, j’entends une mélodie,
Celle qui me fait danser, même en tragédie.
Je lui donnerais bien à ce voisin une dose
Du son de la joie, pure vitamine de virtuose.
Mais un jour, une amie m’a dit avec sagesse
Que ce n’est pas la joie qui apaise la détresse.
C’est par la paix que les eaux troubles se calment,
Seul antidote avec l’amour face aux vacarmes.
Du coin de mon cœur, je trouve alors le silence,
Plonge dans sa grandeur et m’imprègne de sa substance.
Je me relève et aperçois mon voisin en émoi,
Habité par cette vastitude, il reste sans voix.
Marianna

